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Chirurgie et ablation des mélanomes, carcinomes, tumeurs cutanées

Le dermatologue est un expert en chirurgie de la peau que ce soit pour des lésions bénignes ou plus graves. L’ablation chirurgicale est la conséquence de l’activité de dépistage des lésions cutanées à risque de cancer. Elle consiste à couper une partie de la peau pour en traiter une anomalie ou une excroissance, cancéreuse ou suspecte de l’être. L’objectif de l’ablation chirurgicale est de retirer la lésion dans sa totalité. La très grande majorité des cancers de la peau sont guéris lorsque cette lésion est enlevée de façon précoce.

Les techniques

Il existe plusieurs techniques pour enlever les tumeurs malignes ou bénignes. La biopsie consiste en l’ablation d’un morceau de peau pour faire un diagnostic par examen microscopique. Le curetage de tumeur est fait avec un instrument chirurgical tranchant appelé une curette. Il peut être suivi d’une électrocoagulation pour cautériser un saignement. Dans l’excision chirurgicale, on incise la peau pour enlever l’excroissance et on referme la plaie avec des points de suture. Mentionnons également la cryochirurgie, le laser, la chimiothérapie locale, les traitements par irradiation (rayons X), la thérapie photodynamique.

 

L’exérèse (enlèvement) d’une lésion cutanée est décidée si la biopsie a déjà été effectuée et a révélé que la nature de cette lésion justifiait l’acte, si son aspect a été considéré comme fort suspect par le dermatologue ou si la lésion bénigne est située à un mauvais endroit ou disgracieuse. Seul l’examen histologique de la lésion permet de confirmer le diagnostic de bénignité ou de malignité.

Les lésions à surveiller

De nombreuses tumeurs cutanées nécessitent d'être retirées mais beaucoup ne sont pas cancéreuses. Les carcinomes basocellulaires, petits cancers, imposent d'être retirés mais sont sans gravité sur le plan général. Leur exérèse nécessite souvent de passer à 5 mm de la lésion, ce qui augmente d'autant la taille de la perte de substance à réparer. La cicatrice définitive sera toujours beaucoup plus étendue que ne le laisse supposer la taille initiale de la lésion. Les carcinomes spinocellulaires et les mélanomes sont d'autres lésions cancéreuses de la peau imposant également d'être enlevées avec une marge de sécurité. Pour les mélanomes malins, en cas de doute sur la cancérisation, la tranche de section de l'exérèse initiale doit passer au large en superficie (de 5 mm à 10 mm des bords de la tumeur, en fonction de la localisation) et également au large en profondeur, emportant une bonne partie de l'hypoderme, c'est-à-dire de la graisse située au dessous de la lésion .

 

Quand le diagnostic de mélanome est confirmé, un second temps opératoire est le plus souvent obligatoire afin d'éviter toute métastase ou récidive locale. Certaines localisations imposent un traitement particulier : le doigt, le nez, l’oreille ou les membres inférieurs.

 

Les plus fréquentes des tumeurs bénignes sont : les nævus (ou grains de beauté) dont certains, avec le temps, peuvent changer de couleur, de forme ou de taille risquant de se transformer en mélanome; les kystes épidermiques ou sébacés pour éviter des problèmes tels que l'inflammation et la surinfection ou pour améliorer l’apparence, les lipomes, le xanthélasma (tumeur bénigne sur les paupières), la “loupe” du cuir chevelu, les angiomes et autres tumeurs vasculaires… Il existe enfin des lésions cutanées précancéreuses qu’il faut dépister et traiter avant leur dégénérescence (transformation en véritable cancer de la peau) visibles principalement chez les personnes âgées : les kératoses actiniques petites taches en relief, blanches ou grisâtres, à la surface particulièrement sèche. Ces lésions peuvent se transformer en carcinome épidermoïde (spinocellulaire). Le traitement (azote liquide, Adara, et l'intérêt de la PDT qui permet de traiter le champ de cancérisation) varie selon la localisation, les dimensions, l’agressivité du cancer, et l’état général du patient.