Protocole ALAFAST : traitement de l’acné inflammatoire par photothérapie dynamique

L’ acné inflammatoire, c’est quoi ?

L’acné est une affection des pores de la peau et des glandes sébacées, allant du simple « point noir » jusqu’à la micro-infection.

 

Sous sa forme la plus banale, dite acné non-inflammatoire, cela donne lieu à des comédons fermés ou à des points noirs.

Sous sa forme la plus sévère, dite acné inflammatoire, apparaissent des kystes et pustules (boutons purulents), provoqués par une bactérie qui se loge dans les glandes sébacées.

 

Cette forme d’acné sévère concerne surtout des adolescents, mais aussi de nombreux adultes. Les causes restent mal connues et difficiles à combattre : alimentation, déséquilibre hormonal, stress, pollution…

 

Le traitement classique par antibiothérapie (type Roaccutane) est efficace jusqu’à un certain point, mais la prise prolongée d’antibiotiques présente un risque de développer des résistances, ou des incompatibilités avec d’autres traitements, type pilule.

 

Un autre traitement classique, par voie cutanée et prise de rétinoïdes, présente certains effets secondaires.

 

Le traitement par la lumière (photothérapie) est une alternative convaincante : la méthode est récente mais les résultats sont parfaitement satisfaisants, sans risque, ni effets secondaires, autres que très localisés et temporaires.

 

Le protocole ALAFAST est particulièrement efficace pour réduire l’inflammation des acnés modérées à sévères et favoriser la cicatrisation.

Qu’est-ce que le protocole ALAFAST ?

C’est un protocole médical basé sur l’application d’un gel photosensibilisant à base d’Acide Amino Levuliniuqe (ALA, d’où le nom donné au dispositif médical : ALAfast), combinée à l’exposition à la lumière LED, dont l’action repose sur les couleurs ciblées : on parle de photothérapie dynamique (PDT en anglais).

 

Les principes de la photothérapie dynamique découlent des expériences menées dans le do-maine du cancer, sur la base de l'application d'une substance photosensible combinée à l'expo-sition à un rayonnement mono-ou polychromatique (lumière d’une ou plusieurs couleurs).

 

Le gel à base d’A.L.A. s’incorpore dans les cellules des glandes sébacées où se logent bactéries et inflammations, et devient photosensibilisant (qui réagit à la lumière) par réaction enzymatique. Après un temps nécessaire à la bonne pénétration du gel, le visage est exposé à une lampe LED rouge, placée à quelques centimètres de la peau, pendant plus ou moins douze minutes. Les rayons LED vont pénétrer sous la peau et détruire les cellules inflammatoires à l’intérieur des glandes sébacées.

 

Les lampes LED utilisées dans ce procédé reproduisent artificiellement les rayons du soleil, mais sans les UV. Leurs ondes lumineuses bleues et rouges émettent une lumière froide (à la différence du laser).

 

La lumière bleue, qui a une longueur d’onde spécifique, a un effet antibactérien, en détruisant durablement la bactérie responsable de l’inflammation des glandes sébacées.

La lumière rouge, qui pénètre plus profondément, assure une bonne cicatrisation et une action anti-inflammatoire.

 

C’est donc la molécule photosenbilisante contenue dans le gel, activée par un rayonnement approprié, qui va déclencher le principe de la photothérapie dynamique. La sélection de sources lumineuses spécifiques selon leur longueur d’onde (lumière rouge, lumière bleue) va déterminer la profondeur de pénétration sous la peau (de 5 à 8 mm jusqu’à 2 cm selon les ondes).

Comment se déroule une séance du protocole ALAFAST ?

En amont de la séance :

Le docteur Olive évaluera le degré de gravité de l’acné, les éventuelles spécificités de votre visage (cicatrices, type de peau, etc.), et vous conseillera sur une éventuelle préparation de la peau afin d’optimiser les résultats du protocole ALAFAST.

 

La préparation de la peau consiste en une exfoliation à domicile durant 7 à 15 jours en amont. Des crèmes exfoliantes vous seront recommandées pour réaliser cette exfoliation. L’exfoliation prépare efficacement la peau au protocole ALAFAST, permettant l’élimination des peaux mortes, sébum et points noirs, par microdermabraison.

Le jour de la séance :

Le gel photosensibilisant A.L.A. est appliqué par massage doux sur le visage, en évitant les zones sensibles des paupières, narines, lèvres.

 

Un temps est laissé pour la bonne pénétration du gel en profondeur, d’environ 1 h 30 à 2 heures. Mieux la peau a été préparée et nettoyée pendant les jours précédents, plus le temps pose est bref. Pendant ce temps de pose, le patient est installé dans une salle sombre et calme, sans éclairage naturel (fenêtre, vasistas), pour éviter toute réaction à la lumière. La salle de repos est éclairée par une lampe douce.

 

Vient ensuite le temps d’exposition du visage imprégné de gel aux rayons LED rouges. Les yeux sont protégés par des lunettes adaptées.

 

Selon le matériel utilisé et le type de lampe, l’exposition aura une durée de 14 à 15 mn, à une distance de 8 à 20 cm du visage. Certaines lampes nécessitent l’exposition d’un côté du vi-sage, puis de l’autre, pendant 12 mn pour chaque face.

 

L’exposition est très peu douloureuse et ne nécessite pas d’anesthésie. Le patient ressent de la chaleur, des sensations de picotement et éventuellement d’échauffement d’intensité suppor-table.

 

Enfin, le visage est nettoyé et les derniers conseils sont donnés, dont celui, essentiel, d’éviter le soleil pendant 48 h.

Les jours suivants :

Un érythème apparaît dès la fin de la séance (visage rouge, chaleur, possibles démangeaisons, comme après un « coup de soleil »).

 

La plupart du temps, les suites sont bénignes et n’empêchent aucunement la vie sociale ni pro-fessionnelle : la sensation de brûlure et l’érythème disparaissent rapidement. Une desquama-tion peut survenir (la peau pèle comme après un coup de soleil), qu’on traitera par hydratation.

 

Dans les cas plus rares mais possibles d’une sensation de brûlure soutenue, on pourra la soula-ger par prise d’analgésiques type paracétamol. Enfin, pour les cas d’acné inflammatoire sévère, des réactions de poussée importante ont été observées bien que rares, entraînant une éclosion de pustules avec œdème, puis érosion et croûtes. Ces effets indésirables sont rares, mais possibles.

Quelle est la fréquence recommandée pour le protocole ALAFAST ?

Le protocole se déroule en trois séances minimales, espacées de quinze jours entre la première et la seconde, puis de trois à quatre semaines entre la seconde et la troisième.

Quels sont les résultats d’un traitement ALAFAST ?

Après ces trois séances, la peau est nettement plus saine et la majorité des boutons ont disparu.

Cet effet est durable plusieurs mois, jusqu’à une année.

Une séance d’entretien par an est recommandée, pour les acnés persistantes.

Y a-t-il des contre-indications ?

Ce traitement ne présente aucune contre-indication sauf pour les femmes enceintes, par principe de précaution.

Protocole Alafast : photothérapie dynamique LED à Sèvres (92)